A peine sorti, le projet de loi pénitentiaire de Mme DATI est déjà décrié.
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Cette femme est à côté de la plaque. Comment une Ministre peut-elle avoir si peu de notion de la réalité?? Je m'explique.
La première erreur de Rachida a été de remettre en avant le grand principe d'un seul détenu par cellule.
L'image est belle... mais a-t-elle l'intention de construire de nouvelles prisons?? NON.
Mme DATI est la Reine des contradictions.
En effet, il me semble qu'il y a peu a été mise en application la loi sur la récidive et les peines plancher. Cette loi entraine une incarcération plus systématique des récidivistes et des peines
plus fortes. Le résultat n'est-il pas une hausse de la population carcérale?? (un par cellule qu'on vous a dit!!)
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Deuxième chose, le projet de loi pénitentiaire prévoit un développement (massif) des placements sous surveillances électronique, libération conditionnelle et autres semi-liberté... mais le grand
public sait-il qui s'occupe de ces personnes dites en "aménagement de peine"?? Et bien non.
Alors sachez-le, il s'agit de Conseillers d'Insertion et de Probation (CIP) faisant partie des SPIP (Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation).
A l'heure actuelle, ces CIP gèrent plus de 100 dossiers chacun. Et lorsque je parle de dossiers, il faut entendre individus, personnalités et caractéristiques diverses. Entre les schisophrènes,
les handicapées, les drogués, les alcooliques, les violents, les violeurs, les escrocs... bref, un CIP a la lourde fonction de suivre chaque individualité.
Comment ces CIP, déjà largement débordés, pourront-ils prendre en charge de nouvelles personnes?? Le risque de récidive est des plus grands.
Plus les effectifs augmentent, moins le suivi individuel approfondi est possible.
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Il faut également savoir que le placement sous surveilance électronique nécessite du matériel. Rachida va-t-elle investir brusquement??
Et les semi-liberté... dites vous qu'un semi-libre est une personne qui le jour vit sa vie en extérieur afin de se
rendre au travail, à une formation etc... mais le soir, cette personne retourne en prison afin d'y dormir. Cela nécessite donc des places en établissement pénitentiaire (vous me suivez, toujours
le problème du manque de places!!)
Enfin pour finir, sachez qu'une personne comdamnée à moins d'un an peu sous certaines conditions bénéficier d'un aménagement de sa peine (enquête alors menée par les CIP). Le projet prévoie un
passage de ce délai de un an à deux ans. Combien de personnes cela va-t-il représenter??
Vous l'aurez compris, Mme DATI formule de grand projets, mais aucun moyen n'est accordé.
Les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire se voient chaque jour accorder de nouvelles fonctions, mais doivent travailler dans des conditions déplorables, sans augmentation d'effectif
et avec une reconnaissance du ministère nulle.
Les CIP sont en mouvement de protestation depuis plusieures semaines. Vous remarquerez que je n'ai pas dit "en grève". Et non, les personnels pénitentiaires n'ont pas le droit de grève.
A la fois indispensable et pourtant méprisé. Voilà le ressenti actuel.
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